à propos degens aussi folz que luy
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BRANT (Sebastian)

La Grant nef des folz du monde avec plusieurs satyres et aditions nouvellement adjousteez par le translateur. [Adaptation en prose par Jean Drouyn d'après la version en vers de Pierre Rivière de la trad. de J. Locher].- Lyon : Guillaume Balsarin, 17 XI 1499.- In-f, 267 mm, lxxxii [i.e. lxxxiij - j] ff sign. a-h6, i-o4/6, p6, ill. gr. s. b.
[Demi-rel. bas. XXe sur ais de bois XVe ; poss.: XVIe : Lanoncourt, Ruffey.- GW 5060 ; Pell (Lyon) 19.]

B. M. de Lyon Rés. Inc. 794

Il s'agit d'une adaptation en prose du texte mis en vers par Pierre Rivière d'après la traduction latine de Jakob Locher sur l'original en allemand. Cette satire des moeurs du temps, on le voit, connut un grand succès. Elle tend à prouver, dans un inventaire exhaustif des "folz", qu'on peut dire fou celui qui cherche son plaisir, son bonheur ou son salut en-dehors de la communauté dans un isolement individualiste ; cette morale sociale du bon sens et du juste milieu réprouve constamment tous les débordements. C'est ce qui explique pourquoi certains biens se retrouvent annexés par la folie, à partir du moment où ils sont confisqués par un individu qui les recherche avec excès (comme les livres, l'étude, le travail).

Prologue, p.7 : gens aussi folz que luy


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